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Le cantique 239, premier chant de l'Église 4 min restantes
Oschoffa-Yansunnu

Repère : 5 · X · 1947

Le cantique 239, premier chant de l'Église

Le dimanche 5 octobre 1947, pendant le tout premier culte, une inconnue saisie par le Saint-Esprit a chanté « Bien chers frères croyants ». Ce chant d'un seul couplet a fixé pour toujours la manière de chanter de l'ÉGLISE DU CHRISTIANISME CÉLESTE.

Chaque cantique de l'ÉGLISE DU CHRISTIANISME CÉLESTE a une date, un lieu et des circonstances. Le tout premier porte le numéro 239 dans le registre de chants de l'Église : « Bien chers frères croyants ». Il a été donné le dimanche 5 octobre 1947, à Porto-Novo, six jours après la fondation de l'Église, et il a fixé pour toujours la manière de chanter de toute l'Église.

Le premier culte

Le lundi 29 septembre 1947, vers 15 heures, le futur Prophète reçoit l'ordre de fonder l'Église. Le dimanche suivant, le 5 octobre, il prie en public pour la première fois, en invoquant Jéhovah, Jésus-Christ et Saint-Michel. Cela se passe à Porto-Novo, dans le petit salon de la maison familiale qu'il tient de son père ; il n'en reste aujourd'hui que des ruines. Autour de lui, une petite poignée de fidèles, et beaucoup de curieux, venus voir ce que Dieu fait chez cet homme.

Une inconnue saisie par l'Esprit

Parmi les spectateurs se trouve une femme. Elle n'est pas de l'Église. Pendant la prière, le Saint-Esprit descend sur elle, et un chant sort de sa bouche, en goun, la langue de Porto-Novo :

Oh ! bien chers frères croyants, levez donc haut la tête et prêtez l'oreille à ce que dit Jéhovah. Savez-vous pourquoi vous êtes dans cette grande Église ? Savez-vous pourquoi vous êtes dans cette grande Église ? Que la Sainte Marie vienne nous accompagner, et qu'ensemble tous les saints puissent nous accompagner.

Elle le chante encore et encore, plusieurs fois de suite. Puis elle repart, et personne ne l'a jamais revue. Personne n'a retenu ni son nom ni son visage. On entend parfois avancer un nom pour elle ; le Prophète, qui était là, n'en a jamais donné aucun.

Le cantique 239 n'a que ce seul couplet. Il pose une question à ceux qui viennent d'entrer : savent-ils pourquoi ils sont dans cette grande Église ? Il les invite à lever la tête et à écouter ce que dit Jéhovah, et il appelle la Sainte Marie et tous les saints à les accompagner. L'Église n'a alors qu'une semaine, et le chant l'appelle déjà « cette grande Église ».

La règle du premier jour

Aussitôt, l'Esprit dit au Prophète : dans cette Église, pendant les cultes, on ne chantera que les chants révélés par le Saint-Esprit ; on n'ira pas en prendre ailleurs. Et il en sera ainsi jusqu'à la fin des temps. C'est ce qui sépare les hymnes des cultes des chants d'action de grâce.

Le 239 n'est donc pas un chant parmi d'autres : tous les chants révélés qui ont suivi, et ils sont des centaines, sont venus après lui et selon la même règle. La seule exception viendra du Prophète lui-même, en 1953, avec quelques « chants adoptés » d'un recueil protestant, pour les fidèles qui ne comprenaient ni le goun ni le yoruba.

Comment le chant a été gardé

En 1947, il n'y a ni chorale ni musicien pour écrire la musique. Mais enfant, à l'internat, le Prophète a appris un peu de solfège et de trompette, aux côtés de son compagnon d'enfance, Nathaniel A. YANSUNNU. Grâce à ce souvenir, il retient l'air et les paroles du chant. Après chaque culte, il l'apprend lui-même à la petite poignée de fidèles. Mais ils le retiennent mal, et le chant se déforme.

À la fin de 1947 ou au début de 1948, Nathaniel A. YANSUNNU, qui vit en Côte d'Ivoire, revient à Porto-Novo. Il note la musique et les paroles du 239, puis de chaque chant que l'Esprit donne. Il traduit le 239 du goun vers le yoruba. La traduction française, elle, est celle du Prophète lui-même, que Nathaniel A. YANSUNNU a seulement retouchée. C'est lui qui fondera la première chorale de l'Église, à Abidjan, en février 1950 : Abidjan, février 1950 : la naissance de la chorale céleste.

La version du Prophète

En français, le 239 se chante dans la traduction même du Prophète OSCHOFFA, et il a interdit qu'on y touche. C'est cette version que donne le Recueil de chants en français – Tome II, et c'est elle que chaque paroisse, dans chaque pays, doit chanter. On peut l'harmoniser, c'est-à-dire ajouter des voix ; on n'en change ni les paroles ni la mélodie : « Les chants révélés : ne pas toucher à la mélodie ».

L'histoire du premier culte : 29 septembre 1947 : la fondation de l'Église à Porto-Novo. L'histoire de chaque chant et de la chorale est racontée dans Histoire des chants – Tome I.

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