Dans l'ÉGLISE DU CHRISTIANISME CÉLESTE, on ne chante pendant les cultes que des chants révélés, c'est-à-dire donnés par le Saint-Esprit. Chacun a une date, un lieu et des circonstances. La chorale, née à Abidjan en février 1950, est chargée de les garder et de les transmettre tels qu'ils ont été reçus.
Ce dossier sert de point de départ. Il donne les grandes dates des chants et de la chorale, répond aux questions que se posent les choristes et les fidèles, et renvoie à chaque fois vers l'enseignement complet. Pour commencer : Abidjan, février 1950 : la naissance de la chorale céleste.
Le cantique 239, le premier chant
Le dimanche 5 octobre 1947, à Porto-Novo, le futur Prophète prie en public pour la première fois. Parmi les curieux venus le voir, une femme qui n'est pas de l'Église est saisie par le Saint-Esprit. Elle chante en goun, pendant des heures, un chant d'un seul couplet :
Oh ! bien chers frères croyants, levez donc haut la tête et prêtez l'oreille à ce que dit Jéhovah. Savez-vous pourquoi vous êtes dans cette grande Église ? Savez-vous pourquoi vous êtes dans cette grande Église ? Que la Sainte Marie vienne nous accompagner, et qu'ensemble tous les saints puissent nous accompagner.
Puis elle repart, et personne ne l'a jamais revue. Aussitôt, l'Esprit demande au Prophète que, pendant les cultes, on ne chante plus que des chants révélés, jusqu'à la fin des temps. Le Prophète retient l'air grâce au peu de solfège appris enfant ; Nathaniel A. YANSUNNU le note ensuite, paroles et musique, et le traduit en yoruba puis en français. On le chante dans la version du Prophète, sans y toucher. Toute l'histoire : Le cantique 239, premier chant de l'Église ; la fiche du cantique 239.
Les grandes dates
- 5 octobre 1947 : au premier culte, une femme de l'assistance chante le cantique 239, et l'Esprit demande qu'on ne chante plus que des chants révélés.
- Fin 1947 - début 1948 : Nathaniel A. YANSUNNU note le cantique 239, puis chaque chant révélé, paroles et musique.
- Février 1950 : première chorale de l'Église, à Treichville, un quartier d'Abidjan.
- 1950 : le cantique 206, chanté par un bébé d'un an ; sa mère revient à la vie.
- 1953 : premiers « chants adoptés », et début des traductions en français.
- 1956 : le cantique 67, chanté par un bébé de huit jours, le lundi de Pentecôte.
- Février 1959 : chorale du siège suprême, à Porto-Novo.
- Vers 1961 : le Prophète voit en vision les tenues de la chorale.
- 31 octobre 1964 : le cantique 291, au siège suprême.
- 1965 : les cantiques 204 et 242.
- 1967 : la tunique du surveillant de la chorale.
- Mars 1980 : le Prophète demande un livre de chants pour toute l'Église.
- 24 décembre 1984 : dernière réunion du Prophète avec les maîtres de chœur, à Imeko.
- 1996 : parution du Recueil de chants en français, Tome I.
Les questions qu'on se pose
Peut-on chanter n'importe quel chant pendant un culte ?
Non. Depuis le premier culte, en 1947, on n'y chante que des chants révélés. La seule exception, voulue par le Prophète en 1953, ce sont quelques « chants adoptés » d'un recueil protestant, pour les fidèles qui ne comprenaient ni le goun ni le yoruba.
Les Gloria ont-ils été révélés ?
Non. Les Gloria, les Te Deum et les Venite sont un héritage du passage du Prophète et de Nathaniel A. YANSUNNU dans la chorale protestante de Porto-Novo. L'Église a retenu 52 Gloria. Leur histoire : « Gloria, Te Deum, Venite : l'héritage protestant de la chorale ».
Peut-on modifier un chant ?
On peut l'harmoniser, c'est-à-dire ajouter des voix, mais on ne change jamais la mélodie. Il n'y a pas de solo dans les hymnes des cultes. Les règles du Prophète : « Les chants révélés : ne pas toucher à la mélodie ».
Peut-on jouer de la batterie ou de la guitare ?
Pas pendant les hymnes. Le dimanche, on chante avec le clavier, ou avec une trompette munie d'une sourdine. Les instruments accompagnent les actions de grâce et les grandes fêtes, et les Gloria se chantent sans batterie ni guitare.
Pourquoi le même chant n'est-il pas chanté pareil partout ?
Parce que chaque paroisse l'a traduit à sa façon, mot à mot, au lieu de suivre son sens spirituel. Le cantique 291, par exemple, s'est longtemps chanté avec deux couplets au lieu de six. Son histoire : Le cantique 291 et le jeudi 31 octobre 1964.
Peut-on vendre des enregistrements de chants ?
Non. Les chants révélés n'appartiennent qu'au Saint-Esprit, et le Prophète a interdit d'en faire commerce.
Une chorale peut-elle chanter en pagne ou en tenue de concert ?
Non. Pendant ses prestations, une chorale ne porte que la tenue révélée. Le détail : « Les tenues de la chorale : ce que le Prophète a coupé de sa main ».
Les mots à connaître
- Chant révélé : chant donné par le Saint-Esprit, souvent par la bouche d'un visionnaire.
- Registre de chants : la liste numérotée des chants de l'Église. Le tout premier chant, donné le 5 octobre 1947, y porte le numéro 239.
- Chant adopté : chant repris d'un recueil protestant, avec l'accord du Prophète, à partir de 1953.
- Mélodie : l'air principal, celui que chante la voix de soprano. On n'y touche pas.
- Harmoniser : ajouter des voix à la mélodie, selon son niveau en musique.
- Camail : la cape courte bleu et jaune des choristes, « la plus grande tenue de combat de l'Église ».
- Maître de chœur : celui qui dirige la chorale et lui apprend les chants.
- Surveillant de la chorale : celui qui veille à la discipline.
- Président de chorale : à l'origine, la personne qui finançait la fête des moissons.
Les livres de chants
- Recueil de chants en français, Tome II : les chants de l'Église en français, fidèles aux paroles et aux musiques révélées ;
- Histoire des chants : d'où vient chaque chant, et comment sont nés le chœur et la chorale.

